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Il y a quelques années, on a découvert que je souffrais d’une maladie grave. Une de celle où votre vie est clairement engagée, mais où le combat n’est jamais définitivement perdu. En tout cas, moi, je veux y croire. Depuis ce jour, plusieurs médecins, ou devrais-je dire des dizaines de spécialistes, n’ont cessé d’analyser mes paramètres vitaux. De mois en mois, d’année en année, les prélèvements s’enchainent. Après chaque nouvel examen, le verdict tombe : la maladie est toujours là. Sans que je puisse rien y faire, elle progresse à une vitesse plus importante que le pronostic du plus pessimiste des experts. Personne ne sait me dire avec certitude ce qu’il va se passer car cette maladie est le premier cas clinique enregistré. On avance dans le flou. Au fil des ans, les connaissances sont devenues de plus en plus précises, mais l’avancée de la science et l’envie humaine seront-elles assez rapide pour me sauver ?

Expliquer cette maladie n’est pas simple, mais pour être plus clair que le langage utilisé par les spécialistes, j’ai un type de cellules qui agit avec un comportement anormal. Dans un corps, chaque élément à sa fonction. A partir du moment où l’un d’entre eux se rebelle et décide de ne plus remplir son rôle, c’est l’ensemble du système qui est perturbé. La nature est bien faite, du moins si chacun reste à sa place. En plus d’être “malades”, ces cellules se multiplient trop vite. Ne sachant pas s’adapter au nouvel environnement imposé, d’autres types de cellules, pourtant saines et indispensables à ma survie, disparaissent les unes après les autres. Ensuite, c’est l’effet boule de neige. La régulation devient impossible. Au final, les cellules “mutées” ont fait disparaitre des centaines de cellules saines et menacent des milliers d’autres à court et moyen terme. Dans ce cas, que faire ?

Plus le temps passe, plus les symptômes de la maladie deviennent violents et incontrôlables. Je vis en permanence avec une température plus élevée que la normale, de dixième de degré en dixième de degré, mon état se dégrade. Mes excès de colère sont de plus en plus violents. Chaque nouvelle crise détruit ceux qui m’entourent. Cette maladie me tue à petit feu, mais malgré tout, j’essaie de rester positive et d’accueillir chaque levé du soleil comme un cadeau et une victoire de la vie.

Si je vous écris aujourd’hui, c’est parce que pour survivre, j’ai besoin de chacun d’entre vous. Vous pouvez m’aider à guérir, car ces cellules qui me rendent malade, c’est vous, humains. Avec vos comportements excessifs et votre quête permanente de richesse, vous avez perturbé l’ensemble de mon écosystème et détruit des milliers d’espèces végétales et animales qui me permettaient de rester à l’état d’équilibre. Aujourd’hui, les cartes sont entre vos mains. Moi, je ne gère plus rien. Alors, réapprenons à cohabiter ensemble avant qu’il ne soit trop tard. Respectez et aidez-moi, car vous seul en avez le pouvoir. Ensemble créons le monde de demain.

La Terre

Je n’ai rien inventé, j’ai simplement appliqué leurs conseils

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